PAROISSE NOTRE DAME DE FATIMA

CPPEJ Fatima / Saint Louis Mpila Brazzaville

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Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel Jusqu'à la fin de mes jours.

dimanche 17 mai 2009

UTILISATION DES NOUVELLES TECHNIQUES de communication

I. Identité des médias
On entend ici par médias une série de moyens et de techniques anciens ou nouveaux qui permettent la communication et l’information à plus ou moins grande échelle. Parmi ces médias, on inclut principalement la radio, la presse, la télévision, les communications et informations transmises par ondes, câble, satellite, Internet. « L’approche de l’Eglise aux moyens de communication sociale est fondamentalement positive et encourageante. Elle ne se contente pas de juger ou de condamner, mais elle considère plutôt ces instruments non seulement comme d’immenses dons de Dieu et de véritables signes des temps »[i], ce sont « des instruments merveilleux mis à la disposition de l’homme, sous la providence de Dieu »[ii] d’où « L’Eglise se sentirait coupable devant le Seigneur si elle n’utilisait pas ces moyens puissants »[iii].
L’expérience montre que parfois une position critique s’avère nécessaire à l’égard des médias car ils peuvent servir pour le bien tout comme pour le mal : « L’usage que l’on fait des moyens de communication sociale peut avoir des effets positifs ou négatifs. Bien que l’on dise souvent que les « médias » font la « pluie et le bon temps », il ne s’agit pas de forces aveugles de la nature échappant au contrôle humain. Car même si les actes de communication entraînent souvent des conséquences inattendues, les personnes choisissent toutefois d’utiliser les médias à des fins de bien ou de mal, d’une bonne ou d’une mauvaise façon »[iv].
II. Fonction des médias
Informer, éduquer et distraire : telles sont les trois fonctions classiques des médias qui devraient porter à la fraternité et à la réalisation de notre commune destinée humaine : « L’objectifs de ces nouveaux dons est le même que celui des moyens de communication sociale plus traditionnels : nous rendre toujours plus proches dans la fraternité et la compréhension mutuelle, et nous aider à aller de l’avant dans la réalisation de notre destinée humaine comme des fils et des filles bien-aimés de Dieu »[v].
III. Les médias peuvent se détourner de leurs missions
Les médias peuvent jouer un rôle ambivalent se détournant ainsi de leur noble mission. On reconnaît à cet effet que « À notre époque de l’image, les mass médias constituent effectivement une ressource extraordinaire pour promouvoir la solidarité et l’entente de la famille humaine »[vi]. Tout dépend toutefois de comment les médias sont utilisés car « Ces importants instruments de communication peuvent favoriser la connaissance réciproque et le dialogue, ou, au contraire, alimenter les préjugés et le mépris entre les individus et les peuples. Ils peuvent contribuer à diffuser la paix ou à fomenter la violence »[vii].
IV. Pornographie et violence dans les médias
Un des phénomènes alarmants de notre temps est la diffusion de plus en plus étendue de la pornographie et de la violence généralisée dans les média. Les livres ou revues, le cinéma et le théâtre, la télévision et les vidéocassettes, l’Internet, les télécommunications elles-mêmes offrent souvent des scènes de violence ou de sexualité permissive qui arrivent au seuil de la pornographie ou qui sont moralement inacceptables.
L'exaltation de la violence et la pornographie sont des attitudes ancestrales de l'expérience humaine, là où elle exprime la dimension la plus sombre de la nature humaine blessée par le péché.
Les responsables familiaux de différentes régions du monde ont exprimé leur préoccupation bien compréhensible au sujet des films, des vidéocassettes, d’Internet et des programmes de télévision que leurs enfants peuvent voir, ainsi que des enregistrements qu'ils peuvent entendre ( MP3 ; MP4) ou des publications qu'ils peuvent lire. Ils ne désirent en aucun cas que les valeurs morales inculquées à la maison soient détruites par des productions répréhensibles, trop facilement accessibles partout, souvent grâce aux médias.

IV.1. Effets de la pornographie et de la violence
La pornographie et la violence sadique déprécient la sexualité, pervertissent les relations humaines, asservissent les individus - en particulier les enfants et les femmes-, détruisent le mariage et la vie de famille, inspirent des attitudes anti-sociales et affaiblissent la fibre morale de la société.
La pornographie favorise les fantasmes et les comportements malsains. Elle compromet le développement moral de la personne et les relations humaines saines et adultes, particulièrement dans le mariage et la famille, qui exigent une confiance mutuelle ainsi qu'une intégrité morale explicite de l'esprit et des actions de chaque personne.
La pornographie met en cause le caractère familial de l'authentique sexualité humaine. Dans la mesure où la sexualité est considérée comme une recherche frénétique de jouissance individuelle, plutôt qu'une expression durable d'amour dans le mariage, la pornographie apparaîtra comme un facteur capable de miner la vie familiale dans sa totalité.
Au pire, la pornographie agira comme élément d'incitation ou de renforcement, un complice indirect, dans les cas d'agressions sexuelles graves et dangereuses : contre les enfants, ou encore les enlèvements et les meurtres.
La propagation de la pornographie et de la violence par les média porte atteinte aux personnes et aux sociétés. Elle crée un problème urgent et exige des réponses réalistes de la part des individus et des communautés. Le droit légitime de liberté d'expression et de libre échange d'information doit être préservé. Pareillement, il faut sauvegarder le droit de chacun, des familles et de la société, à la vie privée, à la décence publique et à la protection des valeurs essentielles de la vie.
V. Ethique dans les médias
Les principes d’éthiques sociales, comme la solidarité, la subsidiarité, la justice, et la responsabilité dans l’utilisation des ressources publiques et l’accomplissement des rôles de confiance publique s’appliquent également aux communications sociales.
Le premier des principes éthiques fondamentaux est de mettre la personne humaine au centre de tout : « la personne humaine et la communauté humaine sont la fin et la mesure de l’utilisation des moyens de communication sociale ; la communication devrait se faire par des personnes en vue du développement intégral d’autres personnes… Les individus ont une dignité inaliénable et ne doivent jamais être sacrifiés au nom d’intérêts collectifs »[viii].
Il est important de noter que l’exigence morale fondamentale de toute communication est le respect envers la vérité et le service à cette même vérité. La liberté de rechercher et de dire ce qui est vrai est essentielle à la communication humaine, pas seulement en relation aux faits et à l’information mais aussi, et surtout, concernant la nature et le destin de la personne humaine, concernant la société et le bien commun, concernant notre rapport avec Dieu… Les médias rendent souvent un service courageux à la vérité ; mais quelquefois ils fonctionnent au service d’intérêts restreints, ou de préjugés nationaux, ethniques, raciaux et religieux, ou de l’avidité matérielle et des idéologies mensongères de plusieurs types.
L’on peut retenir par exemple que s’il est vrai que les médias appartiennent souvent à des groupes d’intérêts particuliers, privés et publics, la nature même de leur impact sur la vie exige qu’ils ne doivent pas servir à opposer un groupe contre un autre… Mettre des groupes les uns contre les autres au nom de la religion est une faute particulièrement grave contre la vérité et la justice, tout comme le traitement discriminatoire envers les croyances religieuses.
Les médias servent la liberté en servant la vérité : ils font obstacle à la liberté dans la mesure où ils se dissocient de ce qui est vrai en disséminant des mensonges ou en créant un climat de réaction émotive malsaine face aux événements.
En concret, il existe des cas évidents, par exemple, la diffamation, la calomnie, les messages incitant à la haine et au conflit parmi les individus et les groupes, les formes d’obscénité et de pornographie, la description morbide de la violence, où il n’existe aucun droit à communiquer.



[i] Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, Ethique dans les Communications Sociales,4 juin 2000, n. 4.
[ii] Jean-Paul, Message Journée Mondiale de Communications Sociales, 24 janvier 1991.
[iii] EN, n. 45.
[iv] Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, Op. cit., n. 1.
[v] Idem, Message Journée Mondiale de Communications Sociales, 24 janvier 1991.
[vi] Benoît XVI, Allocution dominicale, Rome, 8 mai 2005.
[vii] Ibid.
[viii] Ibid.
[ix]

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